Les Misérables tome 5

Entre deux douleurs au poignet, je case quelques chroniques. Deux pour cette semaine, n’est-ce pas un bon deal ? Bon, je me suis ouvert l’index gauche en coupant mon sachet de carottes. Heureusement que mon clavier est noir. Ah mais, le sang va-t-il s’infiltrer entre les touches ?

Comment allez-vous, au fait ?

Marius ne va pas très bien. Nous l’avons laissé dans sa modeste chambre de la maison Gorbeau. A-t-il revu Cosette ? A-t-il retrouvé le prétendu sauveur de son père ?

Les Misérables © Takahiro Arai / 2013 / Shôgakukan

Les Misérables © Takahiro Arai / 2013 / Shôgakukan

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LA FIN DANS LES MANGANIME : LA TRAGEDIE DE LA FIN FERMEE (partie 2)

Je suis du genre à faire brûler ma cosmoénergie avec les personnages. Jusqu’au bout, je m’enflamme !

Je suis quelqu’un qui regarde l’OAV Kenshin ~ Tsuioku Hen au petit déj ! Je sors déterminée, la main sur le katana imaginaire, certaine de débusquer un membre du Shisengumi.

Je suis la même qui, après avoir lu Tokyo Ghoul, se persuade d’être elle-même une goule, et erre dans les rues à la tombée du jour, capuche bouffant la moitié du visage, à la recherche de ses semblables !

Donnez-moi le Rouge et le Noir, que j’aille me zigouiller par ici ! Et mon cher Louis XIII ! Sa biographie, signée Jean-Christian Petitfils, secoua mes faibles os. Anne-d’Autriche, mauvaise épouse ! Anne de Médicis, mère à moitié !

Quand je vous dis que j’ai des problèmes.

C'est même plus des problèmes, à ce stade

C’est même plus des problèmes, à ce stade.

Pourquoi avouer mes travers les plus inquiétants ? Pour que vous puissiez imaginer mon état, lorsqu’arrive la fin d’une série que j’apprécie. Surtout si la fin est fermée !

Au menu – comme pour le précédent article, y’aura du GROS SPOIL n_n :

Ashita no Joe, Cowboy Bebop, Death note, Rurouni Kenshin et Versailles no Bara. Lire la suite

Porcelaine ~ légende du tigre et de la tisseuse [roman]

Roman enivrant et poétique, Porcelaine nous entraîne dans la Chine des temps anciens, sur les traces d’étranges comédiens. Le séduisant Pieds-de-Cendres, contorsionniste, effraie les jouvencelles avec ses « tours d’horreurs ». Les jumeaux et leur voix mélodieuse enchantent le public. La mystérieuse Brume de rivière électrise l’assemblée. Qui est cette belle jeune fille gracile, qui danse au milieu de lucioles magiques ?

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Porcelaine – par Estelle Faye. Couverture d’Amandine Labarre. Ed. les Moutons électriques

Et lui, alors ? L’on ne sait s’il faut s’épouvanter ou s’enthousiasmer. Xiao Chen, le nouveau membre de la troupe, avance un pas hésitant. Si son corps est celui d’un adolescent, son visage, lui, n’a rien d’humain…

Les sortilèges se jouent des humains et les emprisonnent. Xiao Chen pourra t-il lever sa malédiction ? Lire la suite

Arte tome 3

Ah, Florence ! Les châteaux ! Les riches et les pauvres ! Les travailleurs et les autres ! Dehors, partout, c’est la liesse ! Les peintres et les acheteurs se bousculent !

Ces derniers ne comprennent rien.

Le client encombrant ne veut pas payer plus. Il veut du luxe, oui, du parfait, assurément, mais monter les prix, non ! Il connaît les tarifs des pigments. Ça vaut cela, et c’est tout. En voilà un original ! Léo fulmine, Arte prend la relève. Ça sera un bel enseignement pour elle, tiens.

Arte © Kei Ohkubo / 2013 / Tokuma Shoten

Arte © Kei Ohkubo / 2013 / Tokuma Shoten

Enseignement ? Mon œil ! L’apprentie se casse les dents, oui ! Le client encombrant reste sur ses positions. Il commande des toiles, mais à prix cassé, voilà ! Il se croit où, le vieillard ? Et le temps de travail, l’excellence, l’expérience, c’est bon pour les toilettes, c’est ça ?

Il y en a encore aujourd’hui, des gens comme ça. Ils pensent que c’est facile, ne voient que le matériel, ne réalisent pas qu’une œuvre confiée à un amateur n’a pas la même valeur qu’une même pièce dans les mains d’un virtuose. Le talent a un prix, que diable !

L’art de Léo et d’Arte, ce n’est pas de la sale bouffe. Il faut payer !

Le client encombrant comprendra t-il ?

Et toi, comprends-tu ? Mes bouts de doigts enflent sur mon vieux clavier. J’ai l’air crâne, roule les épaules, fais des gestes d’écrivain. Ah ! Je suis une fripouille ! Mais même la filouterie se monnaie, vois-tu ! Lire la suite