Bilan Japon mars 2017 ~ Mikki Forever Tanjoubi ! Les Fleurs des Pieds

Après une nuit ENTIEEEERE, COMPLEEEETE (spéciale dédicace à Salvador) (regardes-tu EL CUERPO DEL DESEO ?) Le Corps du désir, la famille, LE CORPS DU DESIREUH. Ça passait sur IDF1 et France 0. C’était chaud. Chaud de ouf, ouh là. Avec une VF d’anthologie.

Je te mets même son vrai nom. Sens-tu le désir dans son regard ? Le gars est là quoi.

Une nuit ENTIEEERE, COMPLEEEETE, donc, le derrière écrasé sur la chaise inconfortable, en train de me tresser. L’œil se ferme à moitié. Je visionne un documentaire sur la jeunesse coréenne, condamnée à réussir. Pas certaine que ça me réveille. Ils ont pourtant une volonté admirable, et se ruinent et les yeux et la santé, ils ont tous des 20/20, des A++ et des 100/100. Ce n’est pas assez.

C’est assez pour moi, en tout cas ! J’en ai marre, et balancerai bien ma tête, et cette espèce de cervelle, quelque part, loin du labeur, près du lit, dormir, procrastiner, voilà ma volonté !

Précédemment dans Multicolore au Japon

 

C’est la défaite de l’horloge. Les dernières secondes de la montre. Elle est tombée l’autre nuit, entre ma tête de lit et ma valise. Je dors à la clandestine, la tête près des affaires et de mon arme de poing : un rouleau à pâtisserie.

La montre est tombée ! Le lendemain, le jour se lève, je sors avec lui, me souviens de l’objet tombé, le ramasse. L’aiguille des secondes tremble comme une petite excitée. Tu t’en vas vers l’avenir, oui ! Non, elle est restée à 23h, cette idiote, elle n’avance plus !

Je fais quoi. Dis-moi. JE FAIS QUOI sans montre ?

Je n’aime pas regarder l’heure sur le téléphone. Il est toujours abandonné quelque part, au fond de mon sac-valise. Le temps de le retrouver, nous serons déjà au mois de mai.

J’ai pas osé amener ce sac-là *o* on y va molo les otaku, hein^^

Je passe une journée lamentable, dans le souvenir de ma chère montre que je crois perdue pour l’éternité. Le lendemain, il me vient une idée de savante ou d’illuminée. Je peux faire de l’esprit, eh donc ! N’est-ce pas la chute qui assassina ma précieuse montre ? C’est la chute qui la réanimera ! Je fracasse l’objet par terre. Rien. Second choc. Le miracle est là. Je sors toutes mes dents mikkistes et ricane fort.

 

En mars, les Pieds des gens sentent fort.

 

L’apprentissage du japonais s’effectue en pointillés. Et sur cette ligne discontinue, le baito joue les funambules. Me voici humble employée de restaurant gastronomique. J’ai trouvé l’heureux travail en naviguant sur Expat.com. L’offre d’emploi est là, sous mes yeux. Vite, contacter l’employeur. LMCV dans l’attaché-case, me voici prête pour l’entretien. Entretien se rapprochant davantage de la conversation plaisante autour d’un thé. J’ai le job ! Moins d’une semaine plus tard, je mire mon corps mikkiste dans la psyché. Il faut avoir de l’allure dans l’uniforme.

C’est plus facile à 10H.

18H. Les pieds souffrent dans les souliers lustrés. Il faut avoir de l’allure ! Je me sens comme MatsuJun dans Bambino, comme Kyoko dans Skip Beat, la douleur dissimulée par le sourire. Les clients sont là, devant, avec des cafés et des veloutés, des gâteaux qui entreraient bien dans ma bouche crispée. C’est pas de la pommade. Travaille !

Je rentre avec mes bouts de pieds dégueulasses, cours écraser mon corps lourd et fatigué sur d’autres corps éreintés. La Yamanote est encore remplie de masse humaine qui déborde et souffle et peste ou pète, ça pue, ça renifle. Qui a lâché ! Filez-moi donc un bout d’air, que je vive un peu ! Vais-je mourir ainsi, à 18h38, sans même avoir goûté les nouvelles pâtisseries en préparation pour l’avènement des beaux cerisiers ? De l’air, que diable !

 

Je traîne les pieds dans les rues noires. Le soleil se couche plus tard, mais ce n’est toujours pas assez pour moi. Partie à l’aube, rentrée la nuit, avec les pieds qui gonflent et transpirent, soufflent et suppurent. Ça pue, oh, quel enfer ! Débarrassés de mes pompes, mes pieds travailleurs respirent dans le petit salon. Ils respirent fort. J’ai honte ! Toutes les puanteurs de la planète passent des orteils aux chaussettes, des chaussettes dans le salon. Ouvrons les fenêtres.

N’est-ce pas humain que de sentir des pieds ? Je t’enchaîne à mes godillots. On va souffrir ensemble, tiens donc ! Et tous schlinguer des pieds, des aisselles et de partout, c’est un bon arôme, ça.

 

J’ai un peu de temps pour sortir.

 

Le samedi 4 mars, je vais promener mes oreilles au magnifique concert de wadaiko. La semaine suivante, accompagnée de mes sympathiques camarades, je propulse mon ventre vide au festival de nourriture, à Yoyogi.

 

C’est l’instant BON PLAN DE MIKKI REGALE. Lis bien et prends des notes, disciple.

Lors de ce festival, donc, les producteurs régionaux vendent leur marchandise, proposant des dégustations aux visiteurs. Des fruits aux légumes, des poissons et des fraises, du thé à profusion, des pommes savoureuses. Je suis à tous les étals, un cure-dent dans tous les coins de la bouche. Et je picore, je goûte, douzo douzo, 無料です (muryou desu/c’est gratuit). Pour moi c’est le « tout gratuit festival ». Il me pousse un esprit comme Nanard de Podium. Hors de question que j’achète quoi que ce soit. J’ai déjà payé le transport, faut pas non plus déconner.

Tout de même, j’ai fauté. Mais il avait l’air si appétissant ! Le taiyaki. La fameuse gaufre-poisson, fourrée à la pâte de haricots rouges. J’en prends une. 150 yens en moins (~1,20€). Bon, ça va. Cette sortie reste dans mon top « cheap sorties ». Mikki Forever Discount a encore frappé.

 

A part ça ? On s’est tout dit. Je vais dormir à 21H, comme les gosses, pour le bonheur de mon grain de peau. Le blog repart tout doucement – mes excuses, encore !, pour cette absence ! Je suis d’une politesse, là, tout de suite. C’est exquis. Oh ! J’ai trouvé des popcorn au caramel. Je me suis jetée sur le paquet hier nuit. La bouche pleine de popcorn. Une main dans les cheveux. L’autre qui empoigne une bière. C’est comme ça qu’elle est devenue ! Mais où diable est donc la si mignonne Mikki des temps de jadis ? Elle est où la Mikki elle est ooooooù ? Hein Christophe ?

mikki_triste

Où est-elle !!

Ah ! Diantre ! Loin de moi cette vile impudique ! Ennemie du peuple !

A bientôt, pour de nouvelles aventures mikkistes !

Ciel ! Dans ma passion pour la procrastination, j’ai même oublié de fêter mon anniversaire ! Tu as 2 ans, Mikki Forever ! Viens manger du gâteau !

Double part de cake Mikki ! Cela fait plus de 6 mois que je suis au Japon ! Qu’est-ce donc que ce bilan qui ne retient aucune date clé, préférant s’éclater les narines dans les odeurs de pieds ?

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