In These Words tomes 1 et 2

Je le regardais de loin, ce titre. J’en entendais beaucoup parler. J’hésitais cependant à l’acheter, craignant que ma cervelle bizarre ne parte dans quelque obscure contrée, à force de trop copiner avec des personnages fictifs. Oui, fictifs, oui. Je l’écris deux fois, tiens.

Il faut croire que les fans de Boy’s love sont connecté.e.s. C’est au Japon que je rencontre la jolie P.chan, qui me prête les fameux manga.

Plongée dans l’obscurité, la solitude, et les cauchemars sans fin.

In These Words © Guilt Pleasure | 2011 | Libre Publishing Co. Ltd.

In These Words © Guilt Pleasure | 2011 | Libre Publishing Co. Ltd.

*la suite, c’est pour les grandes personnes, au cerveau bien encré dans la réalité*

C’est une affaire comme une autre, pour Katsuya Asano. Profiler reconnu, il aide à l’arrestation d’un tueur en série. L’homme, Keiji Shinohara, demande à parler au responsable de sa chute. L’assassin ne s’attendait certainement pas à être arrêté un jour. Il veut savoir. Qui est cet homme qui l’a découvert ? A lui seul, il consentira à faire des aveux.

Les autorités acceptent le marchandage, voici Asano dépêché auprès du sinistre tueur…

Et les cauchemars commencent. Chaque nuit. Une douleur froide. Asano est là, dans une pièce sombre. Torturé. Son bourreau n’a pas de visage. Il lui murmure des mots d’amour. Comme si ça rendait l’horreur plus supportable. Mais il n’y a rien, rien. Que du mépris et de l’agonie. La détestation et la haine. Tout ça se mélange dans le cauchemar sans fin.

In These Words © Guilt Pleasure | 2011 | Libre Publishing Co. Ltd.

In These Words © Guilt Pleasure | 2011 | Libre Publishing Co. Ltd.

Jun Togai et Narcissus ne plaisantent pas. La précision des textes, des dessins, des situations. Avant de parcourir ces deux tomes, j’avais lu une interview croisée des autrices, qui revenaient, notamment, sur leurs parcours respectifs. Narcissus a exercé dans les forces de l’ordre. Cela se sent. Son scénario est maîtrisé de bout en bout. Terriblement clair. Froid. Oppressant. Les magnifiques dessins de Jun Togai parachèvent cette beauté glaçante. Les regards. Les expressions du visage. Les jeux d’ombre et de lumière. L’obscurité est un personnage à part entière.

Et la violence. Loin d’être célébrée, (comme dans d’autres BL, hélas !) elle traumatise et écœure. On la vomit. Et l’agresseur aussi. Il effraie. Il dégoute.  Aucune réjouissance là-dedans. L’on est dans un thriller psychologique. Un cauchemar sans fin. La réalité, le rêve, l’espace, le temps, tout bascule dans l’horreur.

Avant les révélations. La fin du tome 1 est spectaculaire. Dans le tome 2, les deux autrices réussissent une nouvelle prouesse, en peignant un autre décor, des personnages, comme neufs. Ne sont-ils pas les mêmes qu’hier ? Sont-ils autres ? Quelque part ? Est-ce la réalité ? Elles arrivent, en quelques cases, quelques scènes simples, à changer totalement l’ambiance de leur histoire.

In These Words © Guilt Pleasure | 2011 | Libre Publishing Co. Ltd.

In These Words © Guilt Pleasure | 2011 | Libre Publishing Co. Ltd.

Comme précisé en introduction, In These Words n’est pas un titre à mettre entre toutes les mains. Il se révèle, tour à tour, glaçant, effrayant, avec ce terrible sentiment de malaise qui s’installe.

C’est justement ce qui fait sa force. C’est un manga à part, qui révèle une autre facette de l’univers BL.


Titre japonais : 言之罪 [Gen no tsumi] | Titre français : In These Words

Dessin : Jun Togai | Scénario : Narcissius (elles signent sous le nom Guilt | Pleasure)

Série en cours, deux tomes parus au Japon et en France

Editeur japonais : Libre shuppan, 2011

Editeur français : Taifu comics, 2014

Genre : thriller, suspense, boy’s love

Déconseillé aux moins de 16 ans

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