Daytime shooting star tome 6

Lors de mon premier voyage sur Terre, j’ai testé le métier de « prof particulier ». « Prof », c’est un bien grand mot. Je me débrouillais assez pour donner des cours d’anglais (niveau collège u_u). J’étais cependant loin d’être bilingue. Mettez-moi les menottes, j’ai arnaqué d’honnêtes gens. Ah, mais je me débrouillais, dis-je ! Assez pour que les parents me confient leur progéniture.

A gauche : le blasé Mamura. A droite : l'étrangement cool Satsuki ! Hirunaka no ryûsei © Mika YAMAMORI / 2011 / Shûeisha

A gauche : le blasé Mamura. A droite : le cool Satsuki ! Hirunaka no ryûsei © Mika YAMAMORI / 2011 / Shûeisha

Je n’ai jamais craqué sur un élève. Fallait voir leurs têtes, aussi. Fallait voir la mienne, surtout. Avec mes ignobles vêtements du turfu : cravates nouées « à la bandelette » sur les mains (pour faire comme Hyôga de Saint Seya), assemblement sans goût de vêtements douteux… Et les parents me faisaient confiance !

Si j’avais été un peu mieux retapée (la faute du Haut conseil, qui appuya sur le bouton « berk » en m’expédiant sur Terre), aurais-je eu du succès ? Je veux dire, comme Satsuki Shishio ? Il a bien raison d’établir une distance entre ses élèves et lui. Les amours profs-élèves, c’est interdit.

Oh, oui mais je suis déraisonnable, voyez-vous !

Précédemment dans Daytime shooting star

 

On a quitté Suzume la tête tout contre le dos du prof, Satsuki. Elle lui fait peut-être un massage. Ils sont seuls, dans une pièce sombre… Que va-t-il se passer ? Ils sont à l’école, tout de même ! Satsuki arrachera t-il sa cravate de professeur ? Après tout, c’est son anniversaire. Autant se faire plaiz’

Mamura aussi aimerait se faire plaiz’, mais il ne peut pas. Il se contente de mater. Avoue, mec, fais pas style « je l’ai pas vue ». T’as vu Suzume, t’as vu sa jupette, t’as maté ses cuissettes comme le terrible vicieux que tu es. Fais toi plaiz’. En cette soirée de Noël, tu n’auras le droit qu’à ça, de toute façon. Le nez fourré dans son téléphone portable, l’ex-campagnarde pense à un autre… ça l’énerve, Mamura. Il est devin, parfois. Ira-t-il cogner son rival ? Il l’avait déjà menacé, lors de la fête de l’école.

Je plaisantais, lorsque je conseillais à Satsuki de se faire plaiz’. Il ne va pas sauter sur une élève dans l’enceinte de l’établissement, tout de même ! Va la pécho chez toi, relax. Ça, c’est le bon plan. Non ?

Hirunaka no ryûsei © Mika YAMAMORI / 2011 / Shûeisha

Hirunaka no ryûsei © Mika YAMAMORI / 2011 / Shûeisha

Mes doigts tordus tournent les pages du manga avec frénésie. Daytime shooting star s’impose comme un manga topissime. La phrase commençait bien. Je l’ai tuée avec mon dernier mot. « Topissime ». C’est d’un ridicule.

Je veux bien être ridicule, moi : Suzume sera mon intelligence. Si elle ne brille pas par ses résultats scolaires, la jolie lycéenne détonne, dans un paysage shôjo souvent englué par des héroïnes molles, passives, naïves, bêtes, bêtes, bêtes.

En lisant certains shôjo (Kare first love, Hot gimmick, Enfin ensemble !…), je me demandais ce que les héros trouvaient à leur héroïne. Toutes ces filles, on les voit par paquets. Hélas, elles semblent correspondre à une certaine image de la femme, la fille d’intérieure, celle qui réchauffe et qui amuse, par sa sottise.

Les héros de ces œuvres sont tout aussi nuls : autoritaires, calculateurs… Souvent, ils connaissent déjà « tout de la vie ». Le « tout » en question se résume généralement à « l’amour » ! Vieux briscards des relations intimes, eux aussi correspondent à une image de l’homme : grand, fort, protecteur, qui va chercher le pain dehors sous la neige, qui reste beau gosse, qui transpire pas et a les ongles propres.

Rien de tout cela dans Daytime shooting star ! Les adultes, les ados… On dirait une petite famille.

Autre point fort du manga : les personnages secondaires, particulièrement bien développés. Yuyuka et ses coups de gueule, Tsuru, Kame, l’oncle de Suzume… L’on pourrait développer un chapitre entier sur eux, sans faire apparaître les héros, tant ils sont attachants.

Avec Daytime shooting star, Mika Yamamori nous offre une histoire raffinée et délicate. C’est beau !

L’info en plus !

Yamamori sensei nous réserve, en fin de tome, un chapitre court mignon et mélancolique ~


Titre japonais : ひるなかの流星 (Hirunaka no ryûsei)

Titre français : Daytime shooting star

Autrice : Mika YAMAMORI

Série finie en 13 tomes au Japon. 7 tomes sortis en France

Genre : romance, amours lycéennes, étoiles filantes dans un carré de ciel

Edition japonaise : Shûeisha, 2011

Edition française : Kana, 2015

A lire dès 12 ans !

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