Your Lie in April tome 7

Il m’a semblé, moi aussi, sentir les touches sous mes doigts. Etait-ce une sensation agréable ? Je ne sais pas. Je n’entendais rien.

Kaori n’est pas venue au concert de gala. Sa mère le lui avait bien dit : Kôsei est seul.

Vraiment ?

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / 2011 / Kodansha Ltd.

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / 2011 / Kodansha Ltd.

Alors qu’il joue, l’adolescent revoit son passé. Encore. Mais cette fois-ci, le tableau est moins sombre qu’avant. Plus réel. L’enfant n’a jamais été seul.

« Chagrin d’amour ». Kaori a-t-elle fait exprès de choisir ce morceau ? Enfin, il parle à sa mère. Il la comprend, lui révèle son monde aux mille couleurs. Le public, ébahi, bouleversé, assiste à la métamorphose du jeune prodige.

Lui ne joue que pour elle. Avec elle.

C’est le temps des adieux.

Précédemment dans Your Lie in April

Kôsei a mûri. Il ne sera plus le même, à présent. Sa mère a-t-elle reçu son message ?

Et Kaori ? Il est parti la retrouver. A l’hôpital. Ça lui rappelle sa mère. Est-elle sincère, lorsqu’elle affirme revenir bientôt au collège ?

 

Un superbe tome, où l’on voit Kôsei s’épanouir un peu plus. Il réalise que sa mère l’aimait. L’être humain, cette chose imparfaite, nourrit parfois de doux sentiments. Il ne sait pas toujours comment les exprimer, crache et éructe, vocifère, ne transmet que sa colère.

Arakawa sensei nous ébranle. La musique est partout, elle vibre avec nous. Les dessins dynamiques transmettent admirablement les joies, les luttes, les hésitations, le monde multicolore. Ki-oon nous offrent un manga exaltant, magique, beau, tout simplement.

La musique est un être vivant. J’ai parfois l’impression, en constatant comment évolue le marché du disque, que pour certains, la musique, c’est de la bouffe discount. Après l’effondrement des ventes dans les années 2000, le marché tend à se redresser péniblement. Mais Internet a changé la donne. Certains misent sur le tout streaming, avec des forfaits attractifs nous permettant d’écouter des milliers de titres.

D’un côté, on peut trouver ça génial d’avoir accès pleins de titres. De l’autre, n’est-on pas en train de brader la musique ? Ou plutôt, de la considérer comme un produit de consommation courante. Et les artistes, s’y retrouvent-ils ?

Dans Your Lie in April, la musique transpire à chaque page et emporte tout. Les personnages plongent dans son tourbillon, et leurs sentiments, leurs doutes, leurs peurs, ils avancent parfois dans le noir, se repèrent au seul son de la musique. Ils sont beaux. La musique est belle.

J’admire les artistes qui se donnent à leur instrument, s’unissent à lui. Lorsque je suis allée au concert de Miyavi, j’ai été frappée de voir comme cet homme était lié à sa guitare. Elle devenait une extension de lui-même. Ils ne faisaient plus qu’un. Ça donne des frissons.

J’ai eu le privilège d’effleurer cette sensation, il y a longtemps. C’était avec un piano. J’ai malheureusement dû arrêter la pratique. J’en garde un doux souvenir.


Titre japonais : 四月は君の嘘 [higatsu wa kimi no uso] | Titre français : Your Lie in April

Auteur : Naoshi ARAKAWA

Série finie en 11 tomes | 8 tomes parus en France

Editeur japonais : Kôdensha, 2011 | Editeur français : Ki-oon, 2015

Genre : tranche de vie, école, musique, romance

A lire dès 12 ans !

Publicités

A toi d'jouer è_é !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s