Ugly Princess tome 1

C’est sur Twitter que je découvris l’annonce faite par Akata concernant Ugly Princess. Le titre me tape dans l’œil, sa couverture aussi. Je vous l’ai dit, avec le manga, on a de jolies rencontres !

Clouée au lit, luttant contre une terrible fièvre, j’envoie mon frère Forever acquérir le shôjo chez mon cher libraire. Ce n’est pas la maladie qui m’empêchera d’avancer ! N’est-ce pas, (mon) Seiya ? (il est chou) (tu comprendras après). Je me rétablis d’ailleurs à vitesse grand V, en lisant le précieux manga !

Kengai Princess © Natsumi Aida / 2014 /Shûeisha Inc.

Kengai Princess © Natsumi Aida / 2014 /Shûeisha Inc.

Drôle, positif, Ugly Princess est mon coup de cœur du moment n_n. Natsumi Aida nous redonne du courage : osons affronter nos complexes ! La vie ne s’arrête pas devant nos (gros) sourcils ! (Je ne dis pas ça pour moi u_u) (et puis ça s’épile, de toute façon u_u).

N’attends pas plus longtemps, presse donc ton index musclé sur ta souris, allez, read more !

Mito Meguro est complexée. Elle devrait profiter de sa dernière année de collège, faire des soirées pyjama entre copines, sortir avec des mecs. Mais c’est de la science-fiction, ça ! A part Seiya, Megu n’a aucun mec dans sa vie. Qui est Seiya ? Un perso de jeu de drague.

Quoi !! L’humanité ne s’arrête qu’aux humains, tu crois ? D’abord, Seiya, il dit toujours des mots gentils. L’amabilité, voilà bien une chose que les hommes ont perdu >_<.

Megu aimerait bien avoir un mec, un vrai. Mais à cause de son physique, c’est no way. Juge plutôt : grosse tête gonflée de ouf, avec des rougeurs genre « je viens de courir un marathon », gros sourcils ambiance Ken le survivant, yeux en mode écarquillés, mais ils sont pas écarquillés et c’est chelou, petit corps, petits membres.

Cover version collector - Kengai Princess © Natsumi Aida / 2014 /Shûeisha Inc.

Cover version collector (je l’ai !!) – Kengai Princess © Natsumi Aida / 2014 /Shûeisha Inc.

C’est pas la joie.

Bien sûr, ses camarades la gratifient, jour après jour, de moqueries débiles, et autres petites humiliations. Tu disais quoi : « profiter de sa dernière année de collège » ? Elle déguste à sa manière, mouiiiii.

Mais, un jour… Il y a toujours « un jour », dans la vie. Un jour banal, car il ne sait pas encore qu’il entrera dans la légende et deviendra UN JOUR ! Oui, UN JOUR UN LOSER, ça existe aussi ! Notre petite Megu en fait la surprenante expérience, UN JOUR, donc.

Que se passe t-il donc ce JOUR-LA ?

Un garçon lui parle.

Tu t’attendais à plus grandiose ? Pour Megu, c’est plus que grandiose : c’est le turfu. Et je la comprends ! Suite à ce jour révolutionnaire, la brave jeune fille prend une décision radicale : désormais, elle affrontera ses complexes et apprendra à s’aimer ! Meuf : respect.

 

Ugly Princess est un manga génial ! Bourré d’humour et d’auto dérision, joyeux, positif, sincère. L’on peut sentir toute la passion que Natsumi Aida met dans son œuvre.  Elle l’évoque elle-même en début de tome : elle a puisé dans sa propre expérience pour créer son nouveau manga. Et ça se voit ! L’on s’imagine à la place de Megu, combattant le monde hostile avec nos petites armes…

J’ai découvert la mangaka via Switch Girl !! le célèbre titre déjanté mettant en scène le côté off d’une fille branchée. Si Switch Girl !! me laissa dubitative – je n’accrochais guère au style graphique – Ugly Princess me réconcilie avec Natsumi. Gomen ne, Aida sensei !! Je suis coupable *me fouette* >_<

Dans Ugly Princess, le trait de l’auteure m’apparait plus léger, plus frais. Il donne un côté pop et doux au manga. Les planches sont plus aérées, renforçant la sensation de fraicheur. La petite Megu incarne une anti-héroïne sincère. Pour une fois – je t’applaudis encore, Aida sensei  –  l’héroïne présentée comme « pas top » est vraiment pas top. Souvent, dans les shôjo, les filles moches sont en fait des bombasses ! Genre il fallait juste enlever les grosses binocles, quoi. Arrêtez d’arnaquer le peuple ! Natsumi Aida, elle, quand elle dessine une fille bof, la nana est vraiment bof ! C’est quand même plus crédible.

Kengai Princess © Natsumi Aida / 2014 /Shûeisha Inc.

N’empêche, tu es choupette, Megu. Mais si !! Kengai Princess © Natsumi Aida / 2014 /Shûeisha Inc.

Passons aux gourmandises : les bishi.

Ramenez-vous, les fujoshi ! Les bishi de ce shôjo sont BEAUX. Quand un manga m’annonce du bishi et que le dessin ne suit pas, je suis frustrée, comprenez-moi. Dans Ugly Princess, c’est carton plein !! De belles brochettes bishiesques sont réunies sous mes yeux pervers : ah, mon pitchounet petit Seiya !! Et mon petit Shinbe !! Et mon petit Rei !!

Et Kunimatsu. On croirait être devant l’archétype du bishi hyper populaire, un poil fier, ambiance ikemen branché. Là encore, Aida sensei brouille les pistes, et nous offre un perso étrange, décontracté, un peu maladroit. Kunimatsu, c’est plutôt le : « je capte rien à c’qui se passe » « de quoi, t’as dit ? » « parle à mes pieds, chuis occupé ». Il se fiche pas mal du regard des autres et dit ce qu’il pense. Mon petit Kunimatsu, où te cachais-tu, lorsque je souffrais au collège @_@ ? Celles et ceux qui me lisent régulièrement doivent le savoir : je n’ai jamais été populaire. J’étais si effacée, au collège, que l’on m’appelait « la sœur de Frère Forever ». Frère Forever était (très) populaire. Il l’est toujours, d’ailleurs.  Moi, je ramassais les cailloux, ahah.

Notre choupette Meguro parviendra t-elle à fracasser ses complexes, et à changer ?

Un grand merci à la dream team d’Akata pour son travail passionné ! Vous avez là un véritable petit bijou !

Je me réjouis de voir arriver cette nouvelle vague de shôjo manga, peuplés d’anti-héroïnes courageuses. Après Telle que tu es et son plaidoyer pour les filles rondes, Ugly Princess nous invite à nous aimer. C’est dur, oui. Mais on y arrive, petit à petit. Soutenons Megu dans son aventure à la rencontre d’elle-même !

LE TRUC QUE JE DEVRAIS PAS DIRE MAIS QUE JE DIS QUAND MEME

J’aimerais bien tester les jeux de drague.


Titre japonais : 圏外プリンセス [Kengai Princess] | Titre français : Ugly Princess

Auteure : AIDA Natsumi

Série en cours : 1 tome sorti en France, 6 au Japon

Editeur japonais : Shûeisha, 2014 | Editeur français : Akata, 2016

Genre : tranche de vie, comédie, romance, à bat les complexes !!

A dévorer dès 10 ans, en criant : vive moi !!

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