Arte tome 3

Ah, Florence ! Les châteaux ! Les riches et les pauvres ! Les travailleurs et les autres ! Dehors, partout, c’est la liesse ! Les peintres et les acheteurs se bousculent !

Ces derniers ne comprennent rien.

Le client encombrant ne veut pas payer plus. Il veut du luxe, oui, du parfait, assurément, mais monter les prix, non ! Il connaît les tarifs des pigments. Ça vaut cela, et c’est tout. En voilà un original ! Léo fulmine, Arte prend la relève. Ça sera un bel enseignement pour elle, tiens.

Arte © Kei Ohkubo / 2013 / Tokuma Shoten

Arte © Kei Ohkubo / 2013 / Tokuma Shoten

Enseignement ? Mon œil ! L’apprentie se casse les dents, oui ! Le client encombrant reste sur ses positions. Il commande des toiles, mais à prix cassé, voilà ! Il se croit où, le vieillard ? Et le temps de travail, l’excellence, l’expérience, c’est bon pour les toilettes, c’est ça ?

Il y en a encore aujourd’hui, des gens comme ça. Ils pensent que c’est facile, ne voient que le matériel, ne réalisent pas qu’une œuvre confiée à un amateur n’a pas la même valeur qu’une même pièce dans les mains d’un virtuose. Le talent a un prix, que diable !

L’art de Léo et d’Arte, ce n’est pas de la sale bouffe. Il faut payer !

Le client encombrant comprendra t-il ?

Et toi, comprends-tu ? Mes bouts de doigts enflent sur mon vieux clavier. J’ai l’air crâne, roule les épaules, fais des gestes d’écrivain. Ah ! Je suis une fripouille ! Mais même la filouterie se monnaie, vois-tu !

Précédemment dans Arte

 

Et la misogynie alors, ça coûte combien ? Car il n’y a que des canailles, des butors qui tournent autour d’Arte comme de mauvais esprits. Le client encombrant, ce n’est rien, il est même sympathique, au fond.

Mais les autres…

Lorsque la corporation des peintres se réunit, c’est pour parler de cette jeune originale qui entend devenir peintre. Une femme apprentie, quelle horreur ! Elle crée le scandale partout où elle passe, ameute les hommes derrière sa robe, ils accourent tous pour l’aider ou la conspuer. C’est un désordre intolérable pour la corporation, qui décide de la tester. Elle qui souhaite tant devenir peintre devra prouver sa valeur. Voici notre brave héroïne relevant les manches pour un nouveau défi : participer à la création d’une fresque, dans la salle d’apparat d’un palais. Si elle échoue, elle quittera définitivement le monde des artistes.

 

Que de joie ! Que de joie ! Ce manga est merveilleux. Les éditions Komikku nous offrent une édition sublime ! Kei Ohkubo, la mangaka, décrit admirablement la vie des artistes dans cette Renaissance misogyne. Arte est une héroïne éblouissante et attachante. Elle apprend chaque jour, trébuche, se relève, oppose, à la discrimination, une volonté farouche. A travers elle, l’on se dit que tout est possible : il faut oser pousser les murs !

Et se rapprocher de Léo, peut-être ? Dans ce tome, la jolie apprentie découvre enfin le passé de son maître. Elle n’en est que plus admirative. Et lui, que pense t-il d’elle ?

Arte s’impose comme un hit incontestable ! Je vous le recommande chaudement, avec des épices et du sucre, des couleurs chatoyantes, que voulez-vous encore ?

En fin de tome, Ohkubo sensei s’illustre avec son mari, dans une postface en mode road-movie. Hilarant !


Titre japonais : アルテ (Arute) | Titre français : Arte

Auteure : OHKUBO Kei

Série en cours : 4 tomes parus au Japon, 3 en France

Editeur japonais : Tokuma Shoten, 2013 | Editeur français : Komikku, 2015

Genre : historique, artistique, seinen, avec de l’humour pour les épices !

A lire dès 14 ans, ah ! La vie d’artiste !

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