Comment justifier son absence au travail ~ épisode 2

Deuxième épisode des courriers WTF à adresser à son service RH pour justifier une absence ! Mate la phrase sans virgule. En 2016, français s’assied sur la ponctuation, quel rebelle !

Tu rentrais du travail, ce jour-là. Tu avais mieux à faire que t’affaler sur le canapé en grignotant des chips périmées.

Tu avais mieux à faire que jouer avec ta progéniture baveuse aux dents infestées de caries et aux ongles sales. Ah, ne vas pas me dire que c’est mignon, ces choses-là ! Et leurs prouts puent, mais puent… Je me souviens du tien, vil enfant ! Tu ne le sais pas encore, mais tu es déjà dans mon collimateur, oui ! *en mode Hokuto no Ken*

Ce soir, c’est à boire, à boire qu’il nous faut ! (ouiiii, du jus et de l’eau, of course u_u)

fujoshi_boit_sa_limo

Comment va-t-on faire demain ? L’on ne sera pas disposé à aller vendre notre force de travail.

T’inquiète. Madame te fournit ton ticket gagnant u_u.

L’EXCUSE DE LA BOISSON

Madame, Monsieur,

Hier, je célébrais l’anniversaire de ma chère sœur dans l’ivrognerie la plus scandaleuse. Conformément à vos recommandations, je pris grand soin de ne point amener de bouteille sur mon lieu de travail, réservant le meilleur de la beuverie pour cette fameuse soirée festive. Les réjouissances se déroulèrent à mon domicile – j’ai pris l’habitude d’y organiser les soirées les plus admirables, les animations les plus incroyables, les hommes et les femmes défilent dans les tenues que vous connaissez (j’ai pris la liberté d’appeler cette fameuse compagnie, ayant intercepté votre conversation dans les toilettes) (j’ignorais que vous aviez ce genre de pratiques) (je vous avoue ma surprise. Et vous avez une famille !)

Ayant travaillé toute la journée – en effet, vous aviez arbitrairement refusé ma demande de RTT – j’arrivais chez moi en début de soirée. Les convives et ma sœur attendaient devant ma porte ; on eût dit des cambrioleurs. Je les fis rentrer en maugréant, ils protestèrent que j’eus pu rentrer plus tôt, ma sœur éructa : si seulement je lui confiais un double des clés ! Mais je la connais, cette tête vide. Elle a déjà égaré trois des doubles que je lui avais faits. Je vis dans l’angoisse que l’un se ramène, porté par une main de brigand.

Ma sœur et ses comparses se déridèrent vite, plongèrent leur ventre dans la bonne cuisine, s’inondèrent de soda et de jus multivitaminé. Je préférai plonger ma tête dans l’alcool, prenant à peine le temps de picorer deux chips. Le mousseux eut sur moi de l’effet, je m’effondre dans mes déjections buccales, ma sœur hurle, j’ai tâché sa robe, tout le monde s’enfuit, je les menace de porter plainte pour non assistance à personne en danger, ils s’enfuient quand même. Ramassant mes restes de dignité, je nettoyais mes régurgitations, vomis encore un peu, passais la nuit dans la maladie la plus complète.

Ce matin, je me réveille courageusement. Je reste cependant fébrile, et ai pensé qu’il serait bien cavalier d’entreprendre une quelconque activité professionnelle ce jour. Je reste donc me reposer dans mes appartements. Dès que je jugerai mon état compatible avec mon labeur, je regagnerai l’entreprise.

 

Je comprends à présent les méfaits de la boisson. Je vous encourage à réfléchir sur vous-même.

 

Vous remerciant pour votre compréhension,

 

Entendons-nous bien : je ne t'ai rien dit ! Je ne suis pas dans le coup !

Entendons-nous bien : je ne t’ai rien dit ! Je ne suis pas dans le coup !

 

 

 

Publicités

A toi d'jouer è_é !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s