Please love me tomes 1 à 3

DAMENA WATASHI NI KOISHITE KUDASAI © Aya NAKAHARA / 2013/ Shûeisha

DAMENA WATASHI NI KOISHITE KUDASAI © Aya NAKAHARA / 2013/ Shûeisha

Enfin, je la chronique, cette série ! Emballée par Brainstorm’ seduction, je me suis dit : pourquoi pas une autre série sur les trentenaires en galère ? Je lance le # (je n’ai même pas twitter, mais bon) (j’ignore même comment cela fonctionne) (c’est moi, mikki l’ancêtre).

Je plante le décor :

Michiko Shibata, 29 ans, célibataire depuis (bref), chômeuse. OK, en recherche d’emploi, ça fait plus swag. OK, elle travaillait avant, elle vient d’être licenciée maintenant tout de suite right now. Et ça, c’est pas cool. Parce qu’elle aime la viande. Avec quoi pourra t-elle s’en acheter, maintenant que Salaire s’est barré ?

En avant pour le décryptage du nouveau manga de Nakahara sensei (l’auteure de Lovely complex^^’) (j’ai jamais lu ce manga, tiens u_u)

 

Si toi aussi t’es en galère de fric

Si toi aussi t’as pas de boulot

Si toi aussi t’es trentenaire et t’as pas de boulot

Si toi aussi t’as pas de mec/de nana

Si toi aussi t’avais des rêves quand t’étais gosse et maintenant voilà quoi

Si toi aussi t’aurais jamais cru qu’à 30 ans tu finirais comme ça

Si toi aussi tu penses que t’es au bout de ta vie

 

Ce manga est fait pour toi *danse de l’agonie*

 

DAMENA WATASHI NI KOISHITE KUDASAI © Aya NAKAHARA / 2013/ Shûeisha

DAMENA WATASHI NI KOISHITE KUDASAI © Aya NAKAHARA / 2013/ Shûeisha

Michiko, elle fait pitié. Visage passe partout, corps à l’emporte-pièce, no swag, que du discount. Son appart est à son image : petit, mal fichu, et elle galère pour payer le loyer. C’est la zermi, yo.

Tu comprendras que quand ses copines lui parlent de mariage, Michiko partage pas trop leur délire (genre on a 23 ans on est pas mariées wèshe) (elle en a 29, Michiko, 29 !)

Tu comprendras que quand Michiko rencontre Ayumu Kurosawa, son ancien chef, elle soit pas pétée de joie. Le mec a déjà réussi à retrouver un job. Il peut manger de la viande, lui, l’enflure !

Tu comprendras que Michiko noie son chagrin dans les yeux de son bellâtre étudiant en médecine (soit disant). La fille pense avoir pécho. En fait, elle entretient un jeune profiteur, alors qu’elle-même n’a pas le sou.

Tu sens la détresse de la fille.

 

Au début, j’ai craint que le manga, sous couvert de josei, déroule l’histoire d’une caricature d’héroïne de shôjo. Tu sais, l’archétype de la cruchette ? En voyant Michiko et ses délires (surtout avec son bellâtre, là), je me suis dit : non, cette fille est bête, tu es la honte de l’humanité, je te jette ma chaussette. Heureusement, ce trait de caractère ne la rend pas insupportable. Continuons la lecture.

Va-t-elle finir au fond du trou, avec ma chaussette sur la tête ? Heureusement, non. Michiko trouve enfin du travail. Elle peut remercier Kurosawa, son ancien chef : nourrissant une passion secrète pour la cuisine, l’homme a démissionné ! Il va ouvrir son restaurant, et embauche Michiko comme serveuse. Le must have : elle pourra squatter dans l’appart, en haut du resto. Ça tombe bien, la fille ne pouvait plus payer son logement…

 

DAMENA WATASHI NI KOISHITE KUDASAI © Aya NAKAHARA / 2013/ Shûeisha

DAMENA WATASHI NI KOISHITE KUDASAI © Aya NAKAHARA / 2013/ Shûeisha

Début d’une nouvelle aventure pour Madame viande ! Chaque jour, elle en apprend un peu plus sur Kurosawa. Elle le croyait froid et hautain. Il s’avère attentionné et sympathique.

Quoique : cynique, il ne se prive pas de lui faire la leçon. Le chef est sidéré par le comportement de sa nouvelle serveuse, surtout avec les hommes. Ce n’est pas comme ça qu’elle trouvera l’amour ! Lui a plus d’expérience : il a eu une copine, avec qui Michiko a curieusement sympathisé @_@.

Mais il y a une autre fille qui semble hanter son cœur…

Manga sympathique, Please love me aborde avec humour les tracas du quotidien. Le monde du travail, l’exploitation du salarié (oui !), les rapports de force (courage, Michiko !), les problèmes d’argent, la solitude… Notre héroïne de la lose semble chercher l’amour comme elle se jette sur la viande : avec une passion enragée. Mais ce doux sentiment se trouve peut-être tout près d’elle n_n.

 

 

Les dessins sont de bonne facture, sans plus. Le pauvre Kurasawa semble n’avoir qu’une seule forme de sourire : le rictus cynique. Dommage ! Il fait presque flipper. L’histoire se lit facilement. On ne met pas 40 ans à disserter sur les sentiments des personnages. La relation entre les deux héros, elle aussi, évolue rapidement (dans quel sens, aussi ?) (et rapidement pour qui, haha ?)

Un manga sympa, des perso sympa, une histoire sans prise de tête. Tu voudrais parfois (souvent) tabasser Michiko pour ses choix, mais bon. Please love me est une chouette série. A lire tranquillou, pour prendre du bon temps ~


Titre japonais : ダメな私に恋してください (Dame na Watashi ni Koi Shite Kudasai)

Titre français : Please love me !

Autrice : Aya NAKAHARA

Série en cours : 5 tomes parus en France, 8 au Japon

Genre : tranche de vie, comédie, romance, josei, louzeries du quotidien

A lire à partir de 14 ans ~ vous verrez ce que vous réserve l’avenir, tiens !

Editeur japonais : Shûseisha, 2013

Editeur français : Delcourt, 2015

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