C’était nous

Gros carton des années 2000 que cette série dramatico-romantique ! Tout le monde en parlait, de C’était nous. Un shôjo à part, une histoire poignante, des gens tourmentés… Longtemps, je l’ai regardée de loin, cette série. Les drames, mouais, je suis pour la blague, moi. Je n’ai que des moqueries dans le cœur.

En 2015, cependant, j’ai nourri l’ambitieux projet de découvrir plus de shôjo. J’en parlais déjà dans cet article, publié sur le Club shôjo en juillet dernier. Je l’ai donc achetée, cette collection au titre mélancolique.

c_etait_nous_soleil

Yeah baby, j’ai presque tout pris en occasion è_é !

C’était nous… C’était bien ?

*la phrase la plus ridicule pour terminer une intro*

L’entrée au lycée, les premières amours… Nanami Takahashi découvre un nouvel univers. Elle a hâte de se faire des amis. Mais elle est timide, les groupes de filles sont déjà formés, rentrer dans les discussions est compliqué. Pourquoi parlent-elles toutes de Yano Motoharu ? Yano, Yano, Yano… Il a l’air brutal et étrange, ce play-boy. Nanami ne l’aime pas. Elle apprend néanmoins à le connaître, et ses prénotions tombent. Il est fragile, Yano. Il cache des blessures mal cicatrisées… Nanami tombe amoureuse.

BOKURA GA ITA © Yûki OBATA / 2004 / Shôgakukan Inc.

BOKURA GA ITA © Yûki OBATA / 2004 / Shôgakukan Inc.

Début de la joie ou des tourments. La jeune adolescente plonge dans le monde de Yano, rencontre Masafumi Takeuchi, son meilleur ami, et Yuri Yamamoto… Yuri ? Qui est-elle pour Yano ? Elle semble si bien le connaître. Et Nanami ? Connaît-elle réellement ce garçon tourmenté ?

 

CAUCHEMARS D’ENFANTS

C’est dramatique, c’est bouleversant. Dit-on. Je dois avoir un cœur de pierre, alors. Les ennuis amoureux de Yano ne m’émeuvent pas. Pire : ils m’ennuient ! Nanami aussi, oh là là… Et le meilleur ami Takeuchi qui s’en mêle, et Yuri et ses complexes…

Il y a la mort, tout de même.

BOKURA GA ITA © Yûki OBATA / 2004 / Shôgakukan Inc.

BOKURA GA ITA © Yûki OBATA / 2004 / Shôgakukan Inc.

C’est un personnage à part entière. Dans chaque tome, elle est là. Les héros grandissent, elle devient plus présente encore. Mais, je ne sais que dire, moi ! Cette histoire aurait pu être résolue en 10 tomes, et encore… Je n’ai pas accroché. Je ne comprends pas l’engouement autour de ce titre.

Yano aime Nanami. Avant, il aimait Nana, la sœur de Yuri. Elle est morte brutalement, dans un accident. S’en veut-il ? Mais elle venait de le trahir, en retournant auprès de son ex. Cela mérite t-il la mort ? Il l’aimait toujours, peut-être. L’insensé est allé calmer ses blessures auprès de Yuri. Une fois, seulement. C’était déjà trop. Yuri s’imagine des choses, elle aime Yano, elle a le droit, non ? Elle va le faire chanter avec ça. Qu’il prenne ses responsabilités !

Nanami est positive, elle voudrait tant que Yano soit en paix – qu’il regarde l’avenir, au lieu de s’enfermer dans le passé. Impuissante, elle le regarde s’enfoncer doucement… Elle le regarde de loin, n’a plus de nouvelles, et les années passent. Yano a-t-il honte ? Il préfère se confier à Takeuchi. Nanami aussi se confie à Takeuchi. Tout le monde déverse ses petites angoisses dans le cœur de Takeuchi ! Et son cœur se met à battre pour Nanami. Tant pis pour Yano !

 

REVES D’ADULTE

BOKURA GA ITA © Yûki OBATA / 2004 / Shôgakukan Inc.

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Ça aurait pu fonctionner. Ça ne prend pas. Rien que la concordance entre les prénoms « Nanami » (que l’on surnomme « Nana ») et Nana la morte, ça me saoule. Et ça tourne en rond, ça stagne, ça s’arrête. Je m’ennuie ! Yano est chiant. Il cache ses problèmes à tout le monde, surtout à Nanami, pour « la protéger ». J’ignore s’il connaît la définition du mot, car c’est tout le contraire qui se produit. Il emmerde tout le monde. Il faut parler, que diable !

 

Trop de longueurs, dans ce manga dramatique. Trop de… vous voyez, ces gens qui en font « trop », qui vous pompent toute votre énergie ? J’ai eu ce sentiment en lisant C’était nous. Trop, trop trop ! Ils grandissent, découvrent la fac, la vie active… C’est très bien. Mais dans leur tête, c’est toujours la même chose ! On dirait qu’ils tirent sur la corde de la souffrance, c’est affreux.

 

Heureusement, j’ai trouvé la quasi intégralité du manga en occasion. Pardonnez-moi, les finances sont dures, je fais ce que je peux u_u. Et je n’ai même pas parlé des dessins : les premiers tomes sont très brouillons. J’ai eu beaucoup de mal à suivre l’action ; heureusement, ça se clarifie au fil des tomes. Mais bon, ce n’est pas le grand luxe non plus. Très franchement, ça ne me dérange pas que le dessin soit « moyen ». Quand il est en adéquation avec l’histoire, et que cette dernière me plait, je ne fais pas attention aux petites bricoles. Hélas ! Dans C’était nous, l’histoire est si lourde qu’elle m’oblige à fixer les détails. Mais il n’y a rien, rien !

BOKURA GA ITA © Yûki OBATA / 2004 / Shôgakukan Inc.

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Je serais ravie de discuter avec des personnes qui ont apprécié C’était nous. Dites-moi ce qui vous a plu, dans ce manga, de grâce !

 


僕等がいた [bokura ga ita] ~ C’était nous | Yûki OBATA | série finie

16 tomes parus au Japon et en France

Genre : drame, romance, tranche de vie | A lire à partir de 12 ans

Editeur : Shôgakukan, Japon, 2002 | Soleil, France, 2006

DVD ~ studios Artland | 2006 | 26 épisodes

Réalisateur :   Akitaro Daichi | Character designer : Nobuaki Shirai

 

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