Wintermikki ! Bilan 2015 : une année shôjo ?

Incontestablement, cette année 2015 fut pour moi celle de la rédecouverte shôjo. C’était l’un de mes vœux secrets : découvrir plus de shôjo, freiner cet attrait tout particulier pour le complot, la mâchoire carrée et le biceps lourd.

Ah, mais, les shôjo, c’est aussi la bataille, la lutte, le sang chaud ! Je réalise d’ailleurs que, cette année encore, je me suis concentrée sur les achats manga. C’est que portefeuille crie famine, voyez-vous !

ORANGE © 2012 Ichigo TAKANO / Futabasha publishers LTD.

L’un de mes rêves : faire la java dans les rues à la sortie du lycée, avec mes potos, une glace à la main. ORANGE © 2012 Ichigo TAKANO / Futabasha publishers LTD.

Retour en chiffres et en lettres (apprécie mon humour très intellectuel).

UNE LARME DE SANG

J’ai, tout de même, commencé par mes incontournables manga sanglants. Dans des genres très différents :

Les Misérables, où les errances des cœurs broyés. C’est mon cher libraire qui m’interpella sur ce titre. J’achetai les deux premiers tomes… Superbe réinterprétation du chef d’œuvre de Victor Hugo ! Mon cher libraire a toujours bon goût (ne soyez pas jaloux u_u).

Tokyo ghoul, mon premier manga en mode « horreur » (vite fait alors) ! C’est pas mon délire, ce genre de titre. J’ai déjà trop de problèmes avec mes variantes, pour m’occuper de goules, de monstres, de trucs chelou. Je me suis tout de même essayée à Tokyo goul… A la fin de ma lecture, j’arpentais les rues, la tête rentrée dans mon sweat noir à capuche, observant la populace : où se cachaient les goules ? Je me donnais un genre, ouvrais les yeux bien grands, certaine de me transformer. Quand je vous dis que j’ai des problèmes.

Innocent, où la lente agonie de Charles-Henri Sanson, exécuteur des Hautes œuvres à Paris. Le titre de sa profession est d’un cynisme glaçant. J’ai acheté les 5 tomes parus en France. Je ne les ai pas encore lus. Mes lambeaux de cœur ne supporteraient pas la souffrance de Charles-Henri. Bientôt, j’espère…

 

DES PERLES D’ADRENALINE

J’ai (re)découvert des shôjo ! La justice, la lutte, le combat… Comme dit dans mon introduction, le shôjo manga brasse des thématiques bien plus larges que les simples amourettes. A force de raisonner en termes de « d’histoires pour filles » et « histoires pour garçons », je trouve qu’on enferme les auteurs dans des prénotions et des clichés regrettables : de l’amour stagnant pour les filles, de l’action en accéléré pour les garçons…

Je préfère me concentrer sur les histoires. Dès les années 70, les auteures se levaient pour proposer des fresques, des périples, des aventures : Ikeda, Hagio (je vous reparlerai de son anthologie). Approchons-nous de l’histoire ! Le manga idéal est peut-être celui qui concentrera le meilleur de tous les genres.

Tout de même, ça aide, la classification. Moi-même l’utilise pour le blog. (Je suis coupable). Je reviens d’ailleurs sur cette « année shôjo », avec quelques titres emblématiques n_n.

 

BISHOJO SENSHI SAILOR MOON © Naoko TAKEUCHI / 1992 / Kodansha

Sailor Moon, enfin, j’ai pu le lire ! Il faisait partie de ma « liste de manga à lire » … J’ai commencé la série en 2012, il était tant ! Je les ai lus d’une traite >_< ! Je suis une grande fan de Sailor Moon ! Mon rêve, c’est d’acheter TOUS les sceptres ^o^ ! Les miroirs, les stylos, les broches… Je ne suis pas très goodies, d’ordinaire. Je fais une exception pour Sailor Moon ! Ils sont si mignons, ces produits dérivés… Et, pour une fois, le rose ne me fait pas peur. Cette série a sur moi un effet effrayant @_@.

J’avais le souvenir d’une titre drôle, où une brochette de jolies filles en jupettes combattait pour le triomphe de la justice. En lisant le manga, je me suis rendue compte que l’histoire basculait peu à peu dans le tragique. Il y a des moments vraiment sérieux, dans Sailor Moon. Heureusement, la bonne humeur revient ! Oh, mon Mamo-chan >_< !

 

CHIHAYAFURU © Yuki SUETSUGU / Kodansha Ltd.

Chihayafuru, la série sportive et poétique ! On en parlait dans un Mangacast, en disant que si le titre marchait au Japon, il fonctionnait moins bien en France… Intriguée, je l’ai mis sur ma liste des manga à acheter.

Alors que j’étais en voyage (eh oui, pour vous fournir des articles de qualité, je parcours la planète sur ma licorne du désert), je tombai sur le tome 1 du manga, en occasion. 2 euros steuplé. Eh bien, je jette mes pistoles dans mes pérégrinations, je suis pauvre, koué !

J’ai donc acheté le tome 1, et il m’a beaucoup plu. Je retrouvais l’intensité d’un Hikaru no go, servi par le trait délicat de Yuki Tsuetsugu. De retour chez mon cher libraire, je me procurais les autres. Je chroniquerai bientôt Chihayafuru  ! Enfin, « bientôt », vous me connaissez, maintenant u_u.

 

DES GENS COMME NOUS

blue_spring_ride_kana

Blue spring ride, le manga où l’amour est roi. Ils en parlent, parlent, parlent. Ils n’ont rien d’autre à faire dans la vie ou quoi ? Et pourtant… J’aime bien ce manga. Moi, la brute. Ils sont touchants, Futaba, Kô et les autres. On suit leur quotidien, on s’émeut avec eux, on tremble devant leurs choix… Etions-nous ainsi, adolescents ? Moi, j’ai la réponse : c’est NON. Je rasais les murs comme un voleur de voitures, j’étais si impopulaire, perdue dans mes lunettes ! Mon rêve, c’est de manger un hamburger dégueulasse dans un fast-food insalubre avec ma « bande de potes », yeah ! J’ai des rêves simples.

Daytime shooting star, encore un school drama mignon et frais ! J’avais lu la preview gratuite chez mon cher libraire. Emballée, j’achète le tome 1, vite, le 2, le 3, le 4 ! L’on pourra dire : encore ces histoires dans les écoles, les élèves, les professeurs… Et donc ? La vie, ce n’est qu’une variation du passé. Tout le génie de l’auteur(e) réside dans cette déclinaison qu’il/elle nous proposera. Mika Yamamori nous offre une très jolie partition. Les ados aussi ont leurs problèmes !

 

brainstorm_seduction_kazeEmma, la série romanesque, véritable chef d’œuvre ! J’ai connu Kaoru Mori grâce à ce manga. Ils ont quelque chose de révolutionnaire, Emma et William. Malgré eux, ils bousculent l’ordre établi. Les autres les jugent fous et compliqués. Je les trouve très simples, moi. Depuis quand l’amour a-t-il un statut social ? Une série incontournable !

Brainstorm’ seduction, dans les coulisses de Cervelle ! Je crie partout mon intérêt pour les manga de Setona Mizushiro. Avec Brainstorm seduction, l’auteure nous entraîne dans la tête d’Ichiko, trentenaire indécise. L’amour, c’est compliqué. Quand on vieillit, on aspire à plus de simplicité. Et les humains sont compliqués. On se réjouit devant cette nana comme nous : femmes, hommes, on regarde l’autre à travers notre œil déformé, notre cerveau retourné… A la santé de Monsieur Quiproquo !

 

Orange, mon rêve secret, merci à mon cher libraire, qui me conseilla la série ! Certaine de l’apprécier, j’achetais les 4 premiers volumes. Orange, c’est l’incroyable aventure de Naho, lycéenne, qui reçoit un jour une lettre écrite par elle-même. Ou plutôt, par elle, dans le futur. Une lettre du turfu quoi !! Comme j’aurais aimé en recevoir une à l’époque. Ça m’aurait évité bien des embrouilles @_@. Profite-en, Naho ! J’ai hâte de pouvoir lire ce manga.

orange

 

LES VALEURS SURES

Je n’allais pas clôturer cet article sans rendre hommage à mes deux valeurs sûres : Skip beat et Princess Jellyfish. Ah ! Mes chères héroïnes complètement perchées ou totalement neet ! Ah, mes chers héros bisho, travestis ! Dans mes bras… !

Skip beat, c’est mon petit chouchou. J’ai commencé les chroniques du blog avec ce titre, d’ailleurs (remember le mois de mars). Ce que j’aime dans ce manga, c’est que l’on suit l’évolution de Kyoko, son entrée dans le monde du travail : l’étrange univers du showbiz. L’on passe des tomes entiers à observer ses entraînements, ses prestations… L’auteure, Yuki Yoshihara, a su allier l’action, l’humour et la romance, pour un résultat explosif !

princess_jellyfish_akata

Princess jellyfish, c’est moi, c’est toi le/la nolife, neet, qui reste dans ta chambre, ta piaule, ton repaire secret. Les manga de gens bizarres, ça m’intéresse. J’y retrouve mes amis fidèles ! Et quand, en plus, on met du bishi… Et du bishi travesti, s’il vous plaît. Que dire de plus ? Un manga détonant, hilarant, qui ravit les otaku et les autres ! Faut pas croire, on peut se comprendre, oui oui !

 

A suivre dans le Bilan de l’année 2015 : les top et les flop !

Rendez-vous demain !

 

 

 

 

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2 réflexions sur “Wintermikki ! Bilan 2015 : une année shôjo ?

    • Merci beaucoup ! Disons que je navigue dans les eaux improbables du futur. Il m’arrive de me réfugier dans mes quartiers secrets en région parisienne, il est vrai 🙂 Je voyage aussi par delà les mers, sur les continents du sud ~~

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