Apprendre les hiragana et les katakana

Je voulais sous-titrer cet article « la méthode des boules ». Je me suis retenue !

Quel horrible titre. Je ne veux pas choquer, moi. Mais tu comprendras, en admirant mes horribles photos ci-dessous, pourquoi je désirais t’imposer un tel sous-titre.

Madame Fujoshi joue les enseignantes, elle n’a peur de rien. Vas-tu apprécier la leçon qui sort de son espèce de cerveau ? En mai dernier, c’était La semaine Japon. Je devrais nourrir cette catégorie plus régulièrement ! Elle n’a pas à se plaindre. Mon cher Galaxy7 se morfond, seul et désolé… Patience, mon ami ! Bientôt, arrive le live report de Madame sur le fabuleux concert de Miyavi. J’y étais !!

Comment apprendre les hiragana et les katakana ? Comment ne pas les oublier, surtout !

fujoshi_no_kana_02

Les fameuses boules de Madame. Elles s’ouvrent. C’est fantastique.

 

 

LA METHODE DES BOULES

 

Finalement, je l’ai écrit. Vilaine Madame, tu t’amuses avec des sous-entendus plus sordides que ta face.

Mais qu’est-ce donc que cette méthode ?

J’emploie des grands mots pour rien. Je suis comme ça.

Pour sublimer mes trajets en bus, je décidai, un jour où mon neurone palpitait dangereusement, d’incorporer, dans mon sac, ces « carrés de caractères ». J’apprenais déjà le japonais seule, à l’époque (ô jeunesse ! Où diable as-tu donc fui !).

Mes photos dégueulasses seront plus parlantes que ma prose des toilettes.

 

 

J’ai commencé par les hiragana. C’est mieux ! Tu t’attaqueras aux katakana après. Je pense avoir commencé à apprendre « par ligne » : la ligne des a (ka, ta, na etc.), celle des i, des o etc. Ensuite, je faisais des interros grâce à mes trucs dans les boules, là. Ça me permettait de casser la « logique des lignes » (comme je m’exprime mal… !), de savoir lire et écrire n’importe quel hiragana, quel que soit son ordre d’apparition. Je sais qu’il existe des appli, des trucs sur la DS, mais je suis de la vieille école, je ne comprends rien à ces trucs technologiques.

J’ai préféré investir dans un truc moins cher : une ardoise et un stabilo. Je prépare, au préalable, une liste de 20 syllabes. Le temps d’un trajet en bus, je peux faire une interro avec sa correction. Je fais une croix devant les syllabes sur lesquelles j’ai fait une erreur. Je les mémorise (pas les erreurs, of course !) le temps d’aller au travail. Mes caractères sont sur mon bureau le reste de la journée – c’est facile à planquer ! Sur le chemin du retour, j’ai retenu les syllabes sur lesquelles je butais le matin. Je refais une interro, complète par du japonais « passif » : je mate mes caractères, écoute de la musique japonaise (pas dans les transports, c’est trop bruyant !).

Je trouve ça très efficace ! Dès que j’avais un instant, je les observais, les recopiais, les reluquais comme une amoureuse. En moins d’une semaine, j’avais assimilé les hiragana.

 

En parallèle, j’écrivais les quelques phrases en japonais que je connaissais :

こんにちは (konnichi ha(wa)) Bonjour

おげんきですか (o genki desu ka) Comment vas-tu ?

わたしはふじょです (watashi ha(wa) fujo desu) Je suis Fujo -> Je m’appelle Fujo

わたしはフランスじんです (watashi ha(wa) furansujin desu) Je suis Française

にほんがすきです (nihon ga suki desu) J’aime le Japon

ほんとう (hontou) Vraiment

Maintenant, voir tous ces hiragana alors que je connais les kanji équivalents me brûle la rétine (en mode j’me la pète).

Toi aussi, écris des mots, des phrases simples. N’oublie pas de parler. Eh bien oui, brave camarade, nous apprenons une langue ! Il faut parler, chanter, si tu le souhaites. Bouge, amuse-toi >_< ! Tu as la chance de rencontrer une langue qui te fait dessiner : ces courbes, ces beaux caractères, fais-en tes amis ! Apprends à les débusquer sur les pochettes d’albums de tes artistes préférés, sur la couverture d’un manga, en visionnant des documentaires sur le Japon… Tous les jours, aies un contact avec ce pays, cette langue, cette culture.

Je te l’avoue : je fus moins diligente avec les katakana. La sentence fut rude : je les oubliais ! Maintenant, ça va (depuis le temps, le contraire eut été terrifiant…).

 

Las, point de recette miracle ! Un seul cri : 働け!(はたらけ/ hatarake !) travaille (ô, référence à ma fidèle bannière !).

Recopie les hiragana et katakana avec persévérance, en respectant l’ordre des traits. Au début, je me disais : bof, c’est chiant ! Et dire qu’avec les kanji, je devrais aussi respecter l’ordre des traits !

En réalité, ce n’est pas aussi contraignant. Au contraire ! Cette rigueur, ces automatismes que tu assimileras t’aideront à mieux disséquer les kanji que tu apprendras par la suite. Tu verras, beaucoup reprennent d’autres kanji, ou encore, un katakana… On en reparlera !

いっしょにべんきょうしましょうね!/ 一緒に勉強しましょうね!

Issho ni benkyoushimashou ne ! Etudions ensemble !

 

ファイト!!

Faito !! Fight !!

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2 réflexions sur “Apprendre les hiragana et les katakana

  1. Madame Fujoshi, tu m’épateras toujours ! Tu mettais ces deux boules dans ton sac ? Je me rends pas bien compte de la taille… Elles ont l’air assez volumineuses, non ? Je t’imagine bien dans le bus avec tes boules et un ruban accroché sur le front avec écrit ファイト!!dessus !

    Bref, moi aussi, je donne mon petit conseil : quand j’apprenais les kana et les kanji, je me servais des 単語カード(tango card/carte de vocabulaire). C’est tout petit et assez pratique. Pour ceux qui ont regardé Charlotte récemment, c’est ce que Nao donne à Yū avant son départ. Ceux qui habitent à Paris peuvent en acheter chez Muji, sinon, ça doit se trouver facilement sur Internet.

    Aimé par 1 personne

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