Tokyo fiancée

Pour une fois, on allait pas me le dire deux fois ! Je suis pourtant du genre à aller au ciné tous les 120 ans. Industrie cinématographique, ne compte surtout pas sur moi pour remplir tes caisses ! Même lorsque je crie le fameux : « Oh ! Il a l’air sympa ce film ! », j’attends honteusement qu’il passe à la télé… Et s’il ne passe pas ? Je sors mon « Tant pis ! » légendaire…

Et pourtant ! Je suis allée voir TOKYO FIANCEE. Qu’a donc ce film, pour avoir réussi l’exploit de m’extirper de ma fainéantise ?

tokyo_fiancee_affiche

LA FILLE QUI AIMAIT TOKYO

C’est moi !! C’est moi !! Une passion unilatérale pour l’instant, qui se concrétisera un jour, je l’espère (j’ai l’air fier, en écrivant ça u_u). Un film qui se passe au Japon ? Je n’allais pas manquer l’occasion de reluquer ce pays magnifique, de fantasmer sur ses sols ultra propres, et ses kanji si charmeurs qui ornent les devantures des boutiques, les poteaux électriques, le sol, encore lui ! Vite, courons dans la salle de cinéma !

Amélie Nothomb aussi, aime le Japon. Adapté de son best-seller Ni d’Eve ni d’Adam, Tokyo Fiancée croque ses retrouvailles avec ce pays forcément fascinant. Etre Japonaise, quel beau projet ! Beau ? N’est-il pas plutôt démesuré ? Pays insulaire, le Japon sait, encore aujourd’hui, comment conserver sa singularité. C’est simple : il y a les Japonais et les non-Japonais. Les étrangers, quoi. Les Japonais font très bien la différence, et ne manqueront pas de vous le faire comprendre – Amélie en fera l’expérience.

L’ETERNELLE MADEMOISELLE

Mais elle n’en est pas encore là. Partagée entre ses cours de japonais et son rêve de devenir écrivaine, Amélie décide de donner des cours de français – occasion de se faire un peu d’argent, et, surtout, de faire des connaissances ! Des vraies, des connaissances japonaises, des amis japonais ! Elle rencontre vite son premier et unique élève, Rinrin, (riche) fils unique de joaillers. A ses côtés, elle découvrira la mercedes blanche éclatante, l’art du « tu verras », les goûts inexplicables, les gros colliers, les silences, parfois plus bavards que les mots. Et toutes ces choses, inhabituelles pour elle, ordinaires pour lui… Sont-ce des choses propres aux Japonais ? Comment les comprendre ? Peut-on les comprendre, d’abord ? La jeune Amélie ne sait plus. Si elle est venue retrouver le Japon. Si elle est venue trouver un homme au Japon. Un Japonais au Japon ?

TOKYO BIZARRE ADVENTURE

Je n’ai quasiment pas vu le temps passer – peut-être une ou deux longueurs… et encore ! Je pinaille, c’est mon côté mauvaise foi. Les rares films que je vois me laissent toujours un goût de « bof ». Avec celui-là, c’était plutôt « moi aussi, je foulerai ce sol japonais !! » (le sujet aide, c’est vrai u_u).

tokyo_fiancee_amelie_rinriLes comédiens aussi : Pauline Etienne et Taichi Inoue étaient d’une bizarrerie très intéressante ! Chacun a débarqué avec son moi curieux de tout, sa maladresse, et toutes ces choses qui nous rendent uniques. C’était trop bien.

Pauline, avec son beau visage toujours curieux, son air espiègle, mutin, ses yeux qui dévorent. Parfois, tu ris rien qu’en la regardant. Tu sais ce qu’elle va dire, tu voudrais le dire toi-même, mais non, il y a toutes ces choses comme la bienséance. C’est chiant.

Taichi débarque avec cette rigueur toute nippone. Il sait faire passer tant d’émotions, rien qu’avec une posture, un silence… Et son « excusez-moi ! » C’est poli, un Japonais. Tout chez l’acteur le rappelle. Il est poli et courtois. Et, s’il ne dévore pas, il montre bien une curiosité pure, sincère. Tout, il veut tout apprendre, il veut tout être. Pourquoi pas ? Il ressemble parfois à un rêve. Il est beau comme un rêve. Insaisissable.

tokyo_fiancee_reveBon, il y avait trop de scènes de *hum hum* : c’est pas parce que j’étudie l’anatomie humaine que je dois supporter ces rencontres impudiques >_< ! J’ai rien vu, de toute façon. J’ai fermé les yeux. (Comment ça, je suis coincée u_u ? De la pudeur, que diable !). Stefan Liberski, le réalisateur, a tout de même réussi l’exploit de filmer l’intimité sans vulgarité (elle a quand même ziotté, la nonne u_u). De quoi !! Je n’ai vu que les scènes de baignades, qui étaient parfaitement respectables u_u. Bref.

TOUS LES PRISMES DE MOI-MEME

Rinrin n’est pas le Japon. Amélie n’est pas la Belgique (enfin, j’aurais dû écrire la France) (c’est quand même plus connu, ahah). Certes, chacun est un énorme monde, chacun a des bouts de culture, des morceaux de traditions, des couches d’habitudes, des tonnes de caractères. Ça se mélange et ça s’emmêle dans une danse bizarrement poétique. Comme un rêve. Il est beau comme un rêve, ce film. Un rêve ou une pâtisserie. Quelque chose qu’on voudrait toujours avoir, toujours manger. C’est quoi ton délire ? Moi je suis branchée forêts noires.

J’ai vu ce film sans avoir lu le roman. Ensuite, je me suis précipitée chez mon libraire pour acheter le livre. Après avoir vu la version Stefan Liberski, je suis curieuse de lire la VO. Ce film m’a ravie. Plusieurs fois, j’ai fui dans ce Tokyo. C’était génial.

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4 réflexions sur “Tokyo fiancée

    • La li oh ^o^ ! Merci pour ton commentaire n_n.
      Oui, il faut tester ^o^ As-tu lu le livre ? (je remarque que je n’ai toujours pas fait d’article sur le livre…)
      Que fait la Fujo ici, à cette heure ?? Elle est malade x_________x Eh oui, et je bosse quand même. C’est admirable

      J'aime

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